vendredi 3 décembre 2010

Moi vouloir être chat.

Quand je vois la vie de mon chat (à vrai dire c'est une chatte mais ça peut paraître tendancieux quand le mot "chatte" dès la première phrase alors je préfère la masculiniser pour le coup), ça me laisse rêveuse.

C'est une princesse, une vraie (et pourtant, elle est loin d'avoir un pedigree).


My little lion

Nous, sa famille, on est comme ses sujets. Pendus, comme d'humbles serviteurs, au moindre de ses désirs (= miaulements).
Et ses désirs, la princesse sait les exprimer, très clairement.

Le miaulement, c'est son arme. Une arme psychologique.
 Elle nous a à l'usure rien qu'avec ça.
On dit des chats que ce sont des animaux sournois, c'est peut-être à cause de ça. En tout cas ça vaut pour la mienne parce qu'à part des miaulements qui vous ont à l'usure, elle n'a pas le coup de patte gratuit, c'est une boule de douceur, en tout point.
Je reconnais que ses miaulements peuvent être justifiés, c'est vrai, elle est glouton et c'est pour ça qu'on la rationne mais sans déconner, vous connaissez des chats qui miaulent, miaulent, miaulent et miaulent encore, de surcroît de plus en plus fort, pour réclamer une dose supplémentaire alors qu'ils n'ont pas encore digérer la précédente?
C'est à cause de ça que c'est une princesse, c'est parce qu'au fond, on fait tout ce qu'elle veut. Elle est douée et s'il  y avait que la bouffe ce serait trop simple.. elle miaule aussi pour sortir, rentrer, resortir, rerentrer,  pour se coucher sur vous (oui, elle impose une position adéquate pour SON bien-être).

Ces miaulements intempestifs sont certes,  son seul moyen de communication, mais ils vous tapent sur le système jusqu'à vous rendre dingue au point de penser "mais  putain pourquoi j'tai embarquer toi?!", phrase à laquelle la princesse pourrait vous répondre par un simple "parce que j'étais un chaton orphelin SDF (potentiel affectif cas soc' ++), que tu m'as touché une fois, que je t'ai suivi et qu'avec mes yeux humides t'as pas pu me laisser". Avec les chatons, on est foutu dès le départ.



Mais, franchement, ce chat est une crème, une vraie.
Elle a le poil aussi doux et duveteux que celui d'un lapin.


Elle s'impose dès le petit-déjeuner pour mon  plus grand plaisir. Mes genoux lui appartiennent.
Elle est tendre à souhait quand elle vous chatouille le visage avec ses moustaches pour vous réveiller.
Elle ne sait pas vraiment ronronner, ça fait d'elle un chat unique.
Elle me détruit tous mes pulls en "patinant" mais c'est pas grave c'est par amour.
Elle s'impose quand je suis à l'ordinateur. Encore une fois, mes genoux lui appartiennent.
Elle est toujours propre et sent toujours bon, excepté peut-être, je dois bien l'avouer, quand elle vient de manger et quand elle baille.

Elle aime la brioche, la mousse au caramel, les raisins secs, le ketchup mais pas le poisson.
Elle ne tolère aucune autre forme de vie animalière sur son territoire mais ce n'est pas pour autant qu'elle se bat, elle préfère nous prévenir pour qu'on vienne la défendre (depuis qu'elle a vu qu'on jetait des verres d'eau sur  les visiteurs agressifs, elle sait qu'on est là pour elle).
Elle ne sait pas chasser. Observer, c'est plus simple.



Elle joue comme un chaton.

Salvia cat on Flickr


Elle pense être impressionnante quand elle se met à grogner comme un chien quand la porte sonne.
Elle dort, beaucoup, dans des positions et des endroits improbables et je pourrais la regarder, comme ça, des heures.




T. TAURI via Flickr
Elle est bienveillante.


My sweet cat

Elle se passionne pour des choses improbables (va du crouton de pain à la télé en passant par l'ordinateur)



Elle rentre tous les soirs mais se la joue insaisissable quand elle sait qu'on part en vacances, elle s'en fiche, elle sait très bien qu'on l'attendra (côté sournois ++), qu'on ne partira pas tant qu'elle ne sera pas rentrée.




Elle s'impose au coucher, quitte à t'attendre, assise, devant le lit, c'est son rituel.

Theskywatcher via Flickr

Bref, mon chat est extra au point de convertir les anti-chats parce qu'en fait, mon chat, c'est un chat-chien (cf, la bienveillance, le grognement, la fidélité et l'affection dont elle fait preuve).


Ca fait un peu post "love", j'avoue mais ça doit la être la Brigitte Bardot qui someille en moi.
Mon chat a une vie de rêve, c'est un peu grâce à nous, c'est vrai, mais elle nous le rend bien.

Mon chat est une  princesse  mais je  l'aime (la phrase de conclusion gnan-gnan à souhait, promis, je ne conclue pas avec une chanson pathétique).

C'était l'instant câlin-trop-chou-j'aime-tes-moustaches-chat-chat-mais-promis-j'en-refait-plus-un-comme-ça.

mercredi 1 décembre 2010

Beauté(s)

Parfois, les mots deviennent superflus.


















En parlant de beauté, chez eye know il y a matière.

mardi 30 novembre 2010

Grand froid.

Effectivement, le froid, c'est plutôt d'actualité et ça ne fait que commencer.

Alors, on dit que quand on a un  hiver rude (notez que nous ne sommes pas encore en hiver mais aujourd'hui il faisait quand même -2°C), l'été ne sera que plus beau.
Laissez-moi vous dire que je reste plutôt sceptique.
Si j'me souviens bien, l'année dernière, on a eu un hiver plus que froid, avec des pics à -20°C qui te faisaient croire que t'étais en Sibérie alors qu'on peut pas dire qu'on aura eu un été 2010 californien.

Les saisons (si tant est qu'il y en ait vraiment), se moquent de nous, en vrai, elles font ce qu'elles veulent (j'me souviens encore que fin septembre on sortait en tee-shirt et que la semaine d'après, BAM, on sortait pas sans ta p'tite laine).

Alors que le froid et moi on n'est pas franchement sur la même longueur d'ondes, paradoxalement, l'hiver est pour moi une des plus belles saisons.
Ok, l'automne c'est beau, les couleurs chatoyantes, c'est joli, mais on n'oublie trop souvent le trop fort taux d'humidité et la pluie c'est chiant plus que tout.
Ok, le printemps, tout est en fleur, c'est magnifique, et encore une fois plein de couleurs, de fleurs.. mais on ne pense jamais assez au pollen. J'suis allergique au pollen, alors pour moi, merci, mais le printemps c'est la pire saison.
Et ok, j'admets, l'été arrive ex-aequo avec l'hiver. A croire que  j'aime les extrêmes.

Mais revenons, à ce que je disais, l'hiver (= froid), je trouve ça beau, les paysages figés, quasi monochromes (comme les teints...), mention spéciale aux branches gelées, j'trouve ça super poétique.

Et puis comme j'aime bien les contrastes, il y a un plaisir que je ne me refuse jamais: prendre un café brûlant à emporter et m'asseoir sur un banc en plein Paris à regarder, au choix, les gens passés (observer je trouve ça fascinant) ou si simplement les bateaux quand j'suis sur un pont.

Le contraste que je viens de dépeindre c'est avoir un truc chaud dans le froid.
Le froid tout seul, j'aime moyen.

Avec les températures du moment j'me mets à fanstamer sur les pubs Quéchua, c'est dire...
J'me dis que je dois me protéger de la "morsure du froid" alors j'accumule les couches, j'vais jusque dans l'armoire à Papa pour dégoter de  la grosse maille bien chaude et douillette (c'est grave docteur?).
Il m'arrive même de regarder mes habits de ski en osant me poser la question ultime: chiche?
J'me ravise vite fait, hors piste, la combi ça fait tâche, surtout quand la première station est environ à 500km.
J'suis même allée jusqu'à m'imaginer recouverte entièrement de bouillotes bien chaudes, cousues les unes avec les autres, un truc que j'enfilerais comme une armure.. ouais, une armure anti-froid (là, c'est très grave docteur non?).

Bref, voici donc une série sublime dans pile dans le thème parce que comme je l'ai dit, l'hiver, c'est beau.












dimanche 21 novembre 2010

La corde.

Non, pas de suicide en vue, tout va bien  pour moi ce côté là, juste un coup de mou en ce moment.

 Mon horoscope d'hier me disait que sur le plan physique tout allait bien mais qu'il ne fallait pas "tirer sur la corde", j'aurais du l'écouter (alors que je ne le lis que pour passer le temps et que je n'ai pas pour habitude d'y  prêter attention et d'y accorder une légitimité quelconque).

Ouais,  mais on fait comment quand c'est l'anniversaire d'une amie? On décline en disant "j'suis désolé, mon horoscope a dit de ne pas tirer sur la corde, j'vais donc me coucher plutôt que de m'amuser, adieu"?
Bien sûr que non!

Alors que je commençais ma semaine avec seulement deux heures de sommeil, plutôt léger pour bien commencer, j'ai persisté dans la nuit courte (5h de moyenne) all week long.
Je ne dors jamais assez, je le sais mais en même temps, j'aime le soir, la nuit, c'est le moment où tu décompresses et au fond où tu fais ce que tu veux.
Alors je veille.
Non, je ne veille pas comme une cruche assise au bord du lit  en repoussant inutilement les bras de Morphée ma bien-aimée, mais je fais tout et n'importe quoi, je m'occupe (Facebook, si tu m'entends, sache que tu prends beaucoup dans mon quotidien).

Alors cette semaine, j'ai accumulé le manque de sommeil, encore une fois, comme dirait une amie "j'ai plus d'anti-cernes au compteur que d'heures de sommeil", c'est ça, exactement ça.

Alors je me couche le soir (ou le matin, ça dépend comment on voit les choses), vers 1h du mat', en sachant pertinemment que demain (ou tout à l'heure) le réveil sera difficile mais tant pis.

J'me dis toujours tant pis au même titre que tous les matins j'me dis "ce soir, à 22h t'es au lit". GROSSE BLAGUE.

Et puis voilà, on est samedi. Mon réveil a encore sonné trop tôt pour que j'ai une nuit complète, au fond, j'me dis que c'est pas grave, que je ferai  la grasse mat' demain, le dimanche c'est fait pour ça.
J'me dis aussi que j'ai une soirée ce soir, et qu'encore une fois, j'vais enchainer tranquille.

Bah pas là non, pas cette fois.

COUP DE MOU, j'vous le dit.

Rien de grave en soi, c'est juste que pour affronter cette énième soirée, j'ai juste eu le temps de prendre une douche, me préparer, boire un verre de Coca et manger une tranche de pain avant de partir.
Un peu léger surtout quand la fatigue est là et que TOUTE la journée t'avais l'impression d'être dans le même état que quand ton réveil vient juste de sonner, grande classe.

Alors je vais à cette soirée, l'envie est là, c'est les 20 ans d'une amie, mais mon corps ne suit pas, j'le sens dès le début.

Avant de poursuivre, je précise que l'alcool et moi, on n'est pas toujours sur la même longueur d'ondes.
Il faut comprendre par là que je ne le tiens pas du tout, genre une bière et je rigole déjà bien (vous voyez, le sketch de Florence Foresti avec les filles "pompettes" au bout de trois gorgées? Bah c'est un peu moi).
Comme je le sais, j'évite les alcools forts pour éviter la catastrophe, je mise tout sur les trucs intermédiaires, genre bières et vins, c'est pour ça que quand je suis invitée, je veille à toujours ramener une bonne bouteille de vin.

Mais hier, en plus d'être exténuée (ouais, j'en n'étais plus au stade "ce soir, j'suis fatiguée"), j'étais à jeun, alors les deux verres de vin que j'ai bu pour me réchauffer m'ont tout bêtement achevé, net.

Les paupières lourdes, on connait tous, bah là, puissance 1000.
Les yeux mi-clos, t'as beau avoir ta plus belle robe, bah ton sex-appeal disparait instantanément, encore plus quand t'as du mal à formuler la  moindre phrase.

Cette fois, c'est vrai, j'ai tiré sur la corde, et ce post ne sera pas illustré (sauf musicalement), vous vous doutez bien pourquoi.

Ce soir, promis, j'me couche tôt (ouais ouais).

Les tracks suivantes ne sont pas adaptées à la phase d'endormissement: