lundi 13 juin 2011

Dimanche chats et musique #9

Ouuuuh, je triche. On est lundi. Que veux-tu, j'suis en week-end, à Marseille, pays de cagoles.
Marseille, c'est moche, ça pue un peu comme Paris finalement sauf que non, Paris, ça n'a rien à voir.
Tiens, d'ailleurs Paris me manque. J'veux rentrer. Encore un jour dans le cité fosséenne, là où la mer ne sent rien sauf si l'on considère que l'odeur des viscères en décomposition (à dominante majeure sur le Vieux Port) est la définition même de l'odeur de la mer.
Moi qui pensait sniffer l'air iodé comme à Deauville. FAUX.
Tiens d'ailleurs Deauville me manque.

Tu l'auras compris, Marseille, c'est pas ma came. Je tiens parce que je sais que mon retour est proche et qu'en TGV, Paris ma bien-aimée n'est qu'à trois heures. Seulement trois heures. C'est fou. Tiens d'ailleurs, en parlant de TGV, si au retour je pouvais ne pas avoir un vieux qui:
- pue l'eau de Cologne dégueulasse (question sous jacente: à partir de quel moment un vieux passe-t-il du parfum Dior à l'eau de Cologne bon marché?)
- me crache sur la main au moment où il explique au contrôleur qu'à côté de moi, ce n'est pas sa place initiale mais que, je cite, "puisque j'y suis autant y rester hein!"
- louche sur mon magazine Tsugi lorsque je suis en train de dévorer l'interview de Bon Iver
- m'écrase les pieds pour aller soulager ses envies pressantes (problème de prostate?). Non, je n'ai pas eu envie de l'insulter, juste de le faire sponsoriser par Tena Men.

Ca m'arrangerait. Trois heures comme ça, c'est long. Mais j'ai survécu, une chance que mon iPhone ne soit pas à sec. Sans musique, je serais certainement morte à l'heure actuelle, tuée à coup de jeux de mots vaseux que se balançaient le carré des 4 beaufs deux rangs devant moi (fans de Johnny, tu vois le genre?).

Bref, je console mon furtif mal du pays, non pas en écumant les boutiques (ça je le ferai d'ici une quinzaine de minutes) mais en mattant des photos de chats...


















Tiens, ça aussi ça me met du baume au coeur...







And the last but not the least:

dimanche 5 juin 2011

Dimanche chats et musique #8





















Et preview tout doux de l'EP Twist de Peter & The Magician (= Yuksek + The Magician) dont la sortie est prévue pour le 20 juin sur le label Kitsuné:


 







KISSLOVEPEACEDANSTONCOEURCHAUD.

vendredi 3 juin 2011

Une histoire de madeleine.

Il y a quelques jours, je suis tombée sur cette vidéo:



Impressionnante.
Après l'avoir visionnée plusieurs fois en étant restée scotchée devant une bonne vingtaine de minutes, j'me suis sentie nostalgique.
C'était clair, cette vidéo me renvoyait quasiment une dizaine d'années en arrière (COUP DE VIEUX DANS LA GUEULE). A l'époque du collège.
Fin de collège.
Ma courte période baggy Rollerblade/Vans/rollers/skate(/bosses/bleus/SANG).

A cette période là, j'étais une vraie casse-cou voire carrément une tête brûlée. J'me rappelle avoir donné quelques sueurs froides à mes parents (anecdotes qui reviennent de façon quasi automatique lors des grands repas de famille).
Question sport, j'expérimentais pas mal de trucs à cette époque-là. Je n'ai jamais eu nécessairement l'esprit d'une grande sportive, l'esprit compétitif me faisant défaut et ma notion de l'effort variant considérablement de celle des autres. J'étais plus dans une démarche d'inlassable quête de sensations fortes et de montées d'adrénaline.

J'ai testé le VTT.
Mon moment préféré? La descente. Clairement le moment où j'oubliais que les freins existaient, je n'avais pas conscience du danger pour moi ni du danger que j'étais. Quelques accidents au compteur (cicatrices à l'appui).
Mais trop d'efforts à fournir pour trop peu d'adrénaline (se taper une montée de 6 kilomètres pour une descente de 800m...).

J'ai testé, de façon éclair, la trotinette.
Je n'ai pas supporté sa trahison.. Une roue avant qui lache alors que je suis lancée à pleine vitesse, ça ne se pardonne pas. Je te laisse imaginer la gueule de l'arrêt, de mes genoux, de mes mains et de mon menton à ce moment là.

J'ai testé le roller.
Ca me plaisait bien. Agréable, fun, pas trop douloureux puisque j'ai volontairement évité les skateparks. Dans ma pratique du roller, j'étais modérément casse-cou, en soi, sauter un trottoir ne peut être considéré comme une véritable prouesse.
Encore une fois, ce qui me plaisait vraiment, c'était la descente. La vitesse. Un moment où j'me sentais libre.. Jusqu'à ce qu'un moucheron se décide à tâter de la pupille. Une des miennes.
J'me démerdais pas trop mal, assez pour éviter les accidents à répétition mais quelques mauvaises négociations de virage (+ fâcheuse tendance à ne pas savoir ralentir) ont fait couler mon sang.
Et puis, pour laisser mes genoux tranquille, j'ai testé le skateboard.
Un skateboard torride. Flammé. Genre stylé. Malheureusement trop rude avec moi.
Non seulement il n'a pas épargné mes genoux mais il a en plus ruiné mes tibias, mes chevilles (cette douloureuse sensation lorsque le bord de ta planche fleurte passionnément avec ta malléole), mes mains et mes poignets.
Je crois bien que c'est le sport qui m'a laissé le plus de cicatrices.
Mes jambes n'ont de cesse de me rappeler mon passé de pseudo casse-cou. Je ne le suis plus autant. Sauf au ski peut-être.


Bref, tu comprendras donc que CETTE vidéo, celle du Longboard Girls Crew, c'était ma madeleine proustienne. Madeleine qui va me faire acheter un longboard. Tsss.


SANS TRANSITION.


CECI N'EST PAS UNE MADELEINE MAIS C'EST VACHEMENT BIEN QUAND-MEME.






KISSLOVEPEACEDANSTONCOEURCHAUD.